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Brigitte POUSSEUR

Brigitte Pousseur est directrice de la rédaction.

Avant-propos

Faut-il réformer l'État ? Pourquoi ?
Pour faire quoi et comment ? Ces questions peuvent sembler bien théoriques et éloignées des réalités du moment. Pourtant, il n'en est rien. Si cette réforme fait figure de serpent de mer en France, bien d'autres pays l'ont menée à bien, au moins partiellement, chacun à sa manière. Du coup, nous voilà confrontés à l'urgence, pour reprendre les termes de Bernard Spitz qui a codirigé, avec Roger Fauroux, un remarquable ouvrage sur la question. Car dans notre monde en mutation, l'État qui n'est pas capable d'améliorer son efficacité économique et d'exercer ses missions au meilleur coût est condamné au déclin. Comme l'entreprise qui ne sait pas s'ajuster aux contraintes de la concurrence et de la mondialisation.

Un État impécunieux et enkysté dans des organisations obsolètes est un fardeau pour la Nation toute entière à laquelle il fait subir une trop forte pression fiscale sans pour autant lui proposer des services compétitifs assurant notamment la bonne éducation de ses enfants.

Le temps est donc venu de trouver les bonnes voies de cette modernisation de l’État qui n’a que commencé en France. Pour y parvenir, il faudra également s’efforcer de sortir de cette « société de défiance généralisée » décrite dans une étude dont nous publions les principaux résultats, et qu’André Comte-Sponville qualifie de « société en crise ». Cela signifie retrouver la confiance. Confiance en soi, confiance entre les individus mais aussi vis-à-vis de leurs élites politiques, économiques, intellectuelles ou médiatiques et des élites entre elles. Et puis, bien sûr, confiance dans l’État…

http://www.constructif.fr/bibliotheque/2005-5/avant-propos.html?item_id=2626
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