© Philippe Baudouin

Didier RIDORET

Président de la Fédération Française du Bâtiment.

Avant-propos

Les temps de campagne électorale se révèlent souvent propices aux larmoiements et aux propositions plus ou moins délirantes. Telle n'est pas l'approche de la FFB, qui a choisi de préparer l'avenir et d'accepter la nécessité de réformes profondes.

Notre pays connaît une crise grave. Le poids de la dette, le niveau des prélèvements obligatoires, l'importance du chômage comme la faiblesse de la croissance rendent illusoire un nouveau plan de relance. Dire cela n'est pas dénigrer le dernier en date, qui a permis à nos entreprises de ne pas couler et de ne pas licencier massivement, c'est faire le constat qu'en matière économique et financière, nos marges de manœuvre se sont indéniablement réduites.

Le choix de ne pas se conformer au passé de manière obsessionnelle ne signifie ni l'ignorer ni, pire encore, l'oublier. Ses leçons doivent éclairer les choix pour l'avenir. Il suffit de rappeler que la crise du logement d'aujourd'hui trouve en grande partie ses causes dans le défaut de construction des années 1990, lui-même justifié en son temps par deux arguments : un nombre de logements suffisant, une démographie toujours prévue en baisse à moyen terme. Le recul du temps a montré la vacuité de telles visions !

C'est pourquoi la FFB, à l'occasion des débats pour la présidentielle de 2012, s'est efforcée de sortir des sentiers battus et de la simple prolongation des tendances. Le lecteur trouvera dans le présent hors-série matière à alimenter sa réflexion, ce qui constitue la raison d'être de Constructif.

Ainsi, demain, personne ne pourra plus dire : on ne savait pas !

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