Y a-t-il encore une ruralité ?
Combinaisons enracinées d’identités historiques et de difficultés contemporaines, les espaces ruraux subissent notamment l’attrition du secteur agricole dans une économie tertiarisée et mondialisée. Avec des médias focalisés sur l’urbain, les réalités de la ruralité, par nature diverses, sont surtout relayées à travers des fragilités ou des crises. Ces terroirs sont pourtant des réservoirs de dynamisme et de renouveau.
À n’en pas douter, la ruralité existe. D’après le baromètre de l’éducation des Apprentis d’Auteuil, les campagnes comptent 3 millions de Français de 15 à 29 ans. C’est certes trois fois moins que les villes (9,6 millions) 1, mais presque un quart de la jeunesse vivant en France. Ce chiffre serait même de 26 % selon une autre étude 2. Un avenir est donc possible et ouvert pour le monde rural, puisque son avenir démographique, quoique affaibli, est assuré. Ainsi, plus de la moitié (63 %) des jeunes ruraux veulent faire leur vie à la campagne, à quoi s’ajoutent 18 % de jeunes urbains qui rêvent de villages, et 17 % qui aimeraient habiter dans des bourgs ruraux (rien n’indique, certes, que ces souhaits se réaliseront). Les clefs de cet avenir seront l’emploi et la mobilité, qui relèvent de décisions politiques et économiques.
La jeunesse rurale, gage d’avenir, affronte des problèmes spécifiques
Si l’on ajoute la tranche des 0-15 ans, plus de 5 millions de jeunes Français de moins de 30 ans vivent dans les zones rurales, soit dans 88 % des communes françaises, et une part équivalente du territoire national. À l’inverse, les trois quarts des jeunes se concentrent sur 12 % du territoire, ce qui leur offre une visibilité et des interactions bien plus grandes. Les villes comptent la plupart des médias, les plus grosses entreprises du pays, la bourgeoisie nationale et les services publics de direction (hôpitaux, universités, ministères, tribunaux, etc.). Si le président Macron voit dans la jeunesse de Seine-Saint-Denis « l’avenir du pays », c’est aussi parce que sur ce minuscule territoire vit la population la plus jeune de France métropolitaine. Mais en matière d’occupation de l’espace, tout miser sur les banlieues reviendrait à une extraordinaire réduction de l’espace français, au lieu de laisser toute sa place à un ensemble infiniment plus vaste, plus divers et plus complexe.
L’INSEE a fait évoluer sa nomenclature traditionnelle, qui fixait le seuil de 2 000 habitants agglomérés pour distinguer villes et villages. Aux aires urbaines, l’institut oppose désormais à juste titre les zones rurales d’habitats peu denses, dispersés ou regroupés en villages, et les bourgs ruraux isolés (un peu plus de 5 000 habitants), quand bien même ils dépassent quelques milliers d’habitants. La population de ces 30 710 communes rurales représente 21,5 millions d’habitants, selon l’INSEE, soit le tiers de la population française.
Avec 24 % à 26 % de jeunes ruraux seulement, cela signifie que la natalité rurale est plus faible que dans le monde urbain, pour au moins trois raisons : la surreprésentation des personnes âgées, endogènes ou retraitées venues s’installer à la campagne ; la surnatalité de certaines populations immigrées peu présentes dans le monde rural ; la pauvreté globale, plus importante dans les communes rurales que dans les agglomérations, ce qui peut limiter la natalité. C’est pour ces raisons qu’un candidat à la présidentielle de 2022 avait proposé d’accroître les allocations familiales des ruraux (prime au premier enfant), car leurs charges de transports sont presque doubles, une situation qui se cumule avec des revenus plus faibles.
Cette France de l’envers n’existe pratiquement pas dans les médias radio-télévisuels nationaux, polarisés sur deux autres segments de la jeunesse française : la jeunesse bourgeoise des grandes villes, et peut-être plus encore la jeunesse immigrée des cités (ou « quartiers populaires »). Créativité artistique, universités, délinquance, marché de la drogue, états d’âme, recherche de stage et d’emplois à l’étranger, militants d’extrême gauche, présumée passion écologique des jeunes, wokisme et radicalités révolutionnaires, spiritualité, catholicisme urbain et pèlerinages, mosquées et radicalisme islamique, antisémitisme, rap et street art, sports collectifs… presque tout ce qui concerne la jeunesse dans nos médias et dans notre espace public se rapporte aux urbains.
Les jeunes ruraux sont la plupart du temps invisibilisés, sauf dans le cadre de quelques niches plus marginales, comme le rugby amateur, les jeunes agriculteurs en crise, les difficultés et les addictions des marins pêcheurs… Il faut que des enquêtes spécifiques s’intéressent à telle ou telle dimension de la vie rurale ou à tel événement – souvent sécuritaire ou dramatique, comme les catastrophes naturelles – pour que cette France invisible surgisse dans les médias. Politiquement, l’événement fondateur de la ruralité médiatique demeure la crise des Gilets jaunes (2018-2019), qui a donné une visibilité inédite au malaise du monde rural, et aux activités économiques sacrifiées par notre mondialisation à visage européen. La crise agricole structurelle qui soulève la France rurale, sur fond de sacrifice de l’agriculture paysanne pour les intérêts supérieurs du libre-échange, nourrit cette actualité de manière récurrente (janvier-février 2024, septembre 2025, décembre 2025).
Mais, ces dernières années, politiques publiques et initiatives privées tentent de remédier à l’invisibilité de cette France loin de Paris, et surtout à ses maux spécifiques. L’un d’entre eux, et non des moindres, est la sous-représentation des jeunes ruraux dans les universités et les études supérieures françaises, qui semblent réservées désormais aux diverses catégories d’urbains et de banlieusards, ce qui crée un trouble majeur à l’égalité républicaine. Cette situation est en partie compensée par les Missions locales, une politique publique qui s’attache au soutien et à l’insertion professionnelle des jeunes en rupture avec la société, le plus souvent sur la base d’un décrochage scolaire précoce. Les missions de Nouvelle-Aquitaine s’intéressent ainsi à 20 000 jeunes ruraux, et cela concerne au total en France 217 000 jeunes ruraux (répartis dans 367 missions), sur 1,05 million de jeunes pris en charge, soit une part inférieure à leur poids dans la jeunesse. Évoquons aussi, en 2025, le projet Excellence ruralités, qui vise à implanter dans des régions rurales déshéritées une dizaine d’établissements scolaires privés de qualité, comme dans le département délaissé de l’Aisne ; il a donné lieu à plusieurs polémiques pour ses financeurs.
Par ailleurs, une étude du sociologue Clément Reversé a été consacrée à la jeunesse rurale en Nouvelle-Aquitaine 3. Dans l’entretien qu’il accorde au journal Sud Ouest, il insiste sur la triple peine qui s’abat sur les jeunes ruraux des milieux populaires : l’isolement et la nécessité de la mobilité, alors que les transports publics sont très peu développés ; le décrochage scolaire, qui intervient avec une fréquence nettement supérieure à la moyenne, pour des raisons sociales diverses, mais qui aggrave la fragilité économique et psychique en contexte d’isolement ; la nécessité de la mobilité pour toutes les démarches de la vie adulte, qui impose l’accès à un véhicule motorisé (71 % des jeunes ruraux contre 29 % des urbains), et des coûts de déplacements deux fois supérieurs aux jeunes des villes 4.
Ces réflexions germent dans un contexte marqué par la naissance, en mai 2024, de l’Institut Terram, un « groupe de réflexion collégial et multidisciplinaire dédié à l’étude des territoires » (comprendre : des zones rurales), à l’initiative de plusieurs acteurs, dont Victor Delage et l’essayiste Salomé Berlioux. Cette jeune intellectuelle et essayiste a émergé à l’occasion de la crise des Gilets jaunes et, depuis lors, elle attire l’attention des acteurs nationaux publics et privés sur le destin singulier des jeunes et des femmes en milieu rural.
Une ruralité vivante mais en crise
Ces démarches dévoilent l’intérêt renouvelé de nombreux acteurs et observateurs pour la ruralité en crise. Tous cherchent des voies et des moyens pour surmonter les immenses et incontestables difficultés qui s’amoncellent depuis l’abandon par l’économie française des secteurs de la production au profit d’une économie tertiaire libéralisée et internationalisée.
Depuis le XIXe siècle, les campagnes françaises de la moitié Nord et de l’Est de la France ont prospéré sur un mixte entre activités, quand les activités agricoles occupaient encore 2,5 millions d’exploitations familiales en 1950. En quelques décennies, les pouvoirs publics ont modernisé l’agriculture pour libérer des millions d’actifs, transférés vers le tertiaire (les femmes) ou l’industrie (les hommes). Il restait 1 million d’exploitations en 1990, le nombre d’actifs agricoles ayant été divisé par six depuis 1950. Mais l’industrialisation demeurait jusqu’aux années 1980 une alternative sérieuse à l’emploi agricole. L’Ouest et le Sud-Ouest avaient d’ailleurs bénéficié depuis les années 1960 de redéploiements industriels (en Bretagne notamment, entre agroalimentaire et automobile) et d’activités touristiques nouvelles, même dans des régions traditionnellement déshéritées (tourisme de montagne, tourisme balnéaire…).
Mais la brutale conversion de notre économie au tout-tertiaire depuis quarante ans a laminé tous les secteurs productifs : abandon des mines et des activités extractives au nom de la productivité et de l’écologie ; transfert à l’étranger de plusieurs millions d’emplois industriels avec le progressif démantèlement de pans entiers de notre industrie (hormis le luxe, la défense et l’électricité). Dans les zones rurales du Nord et de l’Est, la saignée ne cesse de se poursuivre, et elle est d’autant plus dramatique qu’elle s’est surimposée à la nouvelle déprise agricole, qui a encore divisé l’emploi et le nombre d’exploitations par trois (380 000 exploitations en 2025). Or, dans ces régions, le tourisme – sauf exception – ne peut pas prendre le relais. Dans le Sud, les régions littorales et les pays de montagne, le tourisme est une activité qui, combinée au BTP – du fait des résidences secondaires et des équipements induits –, maintient une activité très imparfaite : un excès de résidences secondaires et de retraités attirés par des conditions de vie paisibles et ensoleillées pose de redoutables problèmes de logement pour les autochtones des classes populaires, qui peinent à se loger et souffrent de la saisonnalité des activités.
Or, ces phénomènes économiques ont eu de nombreuses conséquences sur la vie sociale. En quelques décennies – depuis la fin des années 1970 –, notables et bourgeois ont largement déménagé vers les aires urbaines, pour reprendre la catégorie de l’INSEE. Le départ de milliers d’usines s’est accompagné du départ de centaines de milliers d’ingénieurs et de patrons. Les actifs immobiliers qui ont grimpé dans les grandes villes, du fait de leur arrivée et de la métropolisation qui est induite par le changement de structure économique, ont à leur tour précipité la fuite des médecins, de nombreux fonctionnaires (tribunaux de proximité), du clergé et enfin des commerçants et cafetiers, remplacés par des grandes surfaces desservies par un personnel faiblement rémunéré et peu qualifié.
Avec le recul, la perte de substance des zones rurales s’est déroulée de manière d’autant plus cruelle qu’elle a eu lieu dans l’indifférence des pouvoirs publics – en dépit de bonnes paroles de convenance – et des maîtres de la nouvelle économie. La crise agricole en cours donne à penser que nos pouvoirs publics n’ont aucune vision quant à la souveraineté alimentaire, à la qualité de l’alimentation des Français ou au respect des formes de vie héritées (paysages, patrimoine rural, diversité culinaire, etc.). Le cynisme des institutions européennes laisse même clairement entendre que le projet d’une industrialisation de l’agriculture subsistante, à la brésilienne ou à l’américaine, n’est pas subi mais désiré par les maîtres de l’Europe.
La ruralité cache des modes d’être très divers
Pour la ruralité, ces transformations forcées ont eu de multiples conséquences, qui auraient pu détruire jusqu’au souvenir des traces de notre civilisation. Mais, ainsi que nous l’avons vu, la ruralité, quoique ébranlée et fragilisée, n’est pas morte. La géographie et le patrimoine de la France y sont certainement pour beaucoup. Mais il faut nuancer en fonction des régions et des nombreux terroirs et bassins de vie français, car des gradients très divers de la ruralité à la française existent.
La ruralité périurbaine et périmétropolitaine vit dans la dépendance de son centre de commandement, souvent dégagé de l’économie rurale traditionnelle. Le bâti y a été renouvelé, au risque de se dénaturer et de faire perdre leur charme aux communes devenues résidentielles. Au-delà des couronnes récemment urbanisées de l’Île-de-France, l’exemple de la Beauce est édifiant : vidée de sa population par la grande céréaliculture, qui l’a dénaturalisée, elle subit la forte pression parisienne (transports, éoliennes, entrepôts géants et centres de logistique), et offre le visage peu avenant d’une campagne sans charme transformée en aire de services.
Les régions les plus touristiques (Bretagne et Vendée littorales, Landes du Sud et Pays basque, Provence intérieure, Val de Loire, Hautes-Alpes, Basse-Normandie littorale, sites culturels à forte valeur ajoutée) ferraillent pour maintenir un mixte entre néoruraux, riches retraités importés, touristes et populations autochtones. Elles tentent de garder leur charme initial, mais sont loin d’y parvenir toujours, tant la concurrence des activités est forte.
Certaines régions attirent depuis des décennies une immigration venue de Paris, du Nord et de l’Est de la France (Languedoc, Landes, Gironde périphérique, Charente-Maritime, Alsace de la vallée du Rhin, vallée du Rhône, Bretagne du Sud et Val de Loire). La pression est moindre, mais la transformation des modes de vie et des activités a été profonde, donnant parfois lieu à des formes d’américanisation au rabais. Parfois, au contraire, on s’efforce d’arbitrer entre respect du patrimoine et pression immobilière. La vision et les priorités des maires, qui ont parfois une culture patrimoniale, peuvent faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.
Mais la plus grande partie des espaces de la ruralité vit loin de ces pressions concurrentielles. La ruralité à proprement parler est dominée par la propriété agricole des sols et par la forêt. Le sol français, qui compte 55 millions d’hectares, porte 28 millions d’hectares agricoles et 17,5 millions d’hectares de forêts, soit 83 % du territoire. Selon les terroirs, les activités agricoles sont très diverses, mais la crise est désormais générale, y compris dans le vignoble du Bordelais, désormais saigné.
Distinguons d’abord les campagnes du Nord et de l’Est, le grand Bassin parisien, devenu le vivier le plus important du vote protestataire du Rassemblement national, cette auréole violette qui ceinture l’Île-de-France jusqu’aux frontières du Nord et de l’Est, indice de la double crise de la désindustrialisation et de la crise agricole. C’est dans ces campagnes que l’exode rural persiste souvent (la Meuse pourrait voir sa population divisée par trois de 1980 à 2050, dans l’indifférence la plus totale du pouvoir d’État), que les constructions sont à l’arrêt en dehors des sillons urbains (bassin du Nord, vallées de la Seine et de la Moselle, ainsi que les villes de très grande couronne parisienne), faute de reconversion tertiaire et touristique.
Grille de densité communale

Source : dossier « Jeunesse et mobilité, la fracture rurale », de l’Institut Terram, 2024. https://institut-terram.org/publications/jeunesse-et-mobilite-la-fracture-rurale/.
La déprise des activités dans ce qui fut le cœur de la France active et révolutionnaire du XVIIIe siècle est impressionnante. Au sein de ces territoires se trouvent les départements les plus en crise (Aisne, Ardennes, Meuse, Haute-Marne, Vosges, Yonne, Haute-Saône, Nièvre…).
D’autres campagnes isolées et peu denses existent dans le Sud et l’Ouest de la France, comme la Dordogne ou le Gers. Elles ont été épargnées des affres d’une désindustrialisation brutale et ont longtemps su préserver une petite polyculture. Leur atout est de bénéficier d’une image d’authenticité culturelle soutenue par l’héliotropisme. Anglais, Néerlandais et Parisiens y ont investi de longue date, permettant de maintenir à flot des bourgs et des villages qui ne sont plus de cocagne, mais qui semblent avoir trouvé un certain équilibre économique. D’autres, comme l’Ardèche ou la Drôme, allient à ces atouts une persistance de l’industrie, même si les tensions sociales sont plus vives.
Enfin, au-delà de ces territoires, du Nord au Sud de la France, en particulier dans la diagonale du vide, qui est loin de se résorber, en particulier dans les régions de montagne, se trouve l’« hyper-ruralité 5 ». Elle compte 5 % de la population française sur 26 % du territoire. Loin des grands réseaux de transports et de la gravitation urbaine – la France est un des seuls pays d’Europe occidentale à posséder autant d’espaces presque vides –, elle détient des richesses patrimoniales d’autant plus belles qu’elles ont été préservées de la modernisation techno-industrielle et commerciale. Ces conservatoires de la vieille France sont sillonnés par des marcheurs, à l’instar des chemins de Compostelle, parfois par des touristes belges, allemands ou hollandais dans le nord de la France. Il n’est pas exclu que certaines de ces régions viennent à se désertifier, dans le Limousin ou les profondeurs des Ardennes ou du Massif central, si nos autorités ne prennent aucune disposition pour sauver l’agriculture familiale. Elles peuvent lui confier de manière rémunérée l’entretien des paysages et des protections contre la destruction programmée d’un élevage de qualité.
La France a beaucoup d’atouts patrimoniaux, paysagers, énergétiques et miniers à sa disposition. Des révolutions technologiques et techniques pourraient transformer l’activité, comme l’impose la production des terres rares. Il n’est pas exclu qu’un gouvernement qui retrouverait des marges de manœuvre en Europe, face à la congestion et aux problèmes des métropoles, songe à valoriser ces réservoirs d’espace et de souveraineté (agricole, énergétique et, demain, industrielle). L’essentiel est, aujourd’hui, dans ce qui est peut-être l’acmé de notre crise de conversion, de ne pas lâcher prise sur des territoires fragilisés. Des millions d’hectares pourraient en effet revenir à la forêt d’ici à quelques décennies. Des écologistes en rêvent pour mettre fin à notre aventure collective. Il n’est pas certain que, à l’heure où plusieurs millions de jeunes Français souhaitent investir leurs vies et leurs énergies dans ces territoires de la ruralité, il soit judicieux de leur fermer cette option.
Nos descendants pourraient s’en mordre amèrement les doigts. Un peu d’imagination et d’innovation seront en revanche nécessaires pour redonner une place plus digne et des perspectives économiques décentes aux futurs gardiens et entrepreneurs de la ruralité.
Définition du « degré d'urbanisation »
Tenant compte de la répartition de la population sur le territoire communal, en repérant les concentrations et les dispersions (« mitage »), cette méthode, qui permet de qualifier plus finement le vaste espace rural, permet de répartir les communes en quatre catégories :
- les communes densément peuplées ;
- les communes de densité intermédiaire ;
- les communes peu denses ;
- les communes très peu denses.
- Aude Ferbos, « Jeunes en zones rurales : “Donnez-nous juste une chance” », Sud-Ouest, 29 novembre 2025.
- Étude « Jeunesse et mobilité : la fracture rurale », menée par l’Institut Terram et par Rura, avec l’IFOP, mai 2024.
- Clément Reversé, La Vie de cassos. Jeunes ruraux en survie, Carignan-de-Bordeaux, éditions du Bord de l’eau, 2025.
- « Jeunes ruraux : “Ils sont marqués par le manque”, l’analyse du sociologue Clément Reversé », Sud Ouest, 30 novembre 2025.
- Alain Bertrand, « Hyper-ruralité : un pacte national en 6 mesures et 4 recommandations pour restaurer l’égalité républicaine », rapport sénatorial, 2014.
http://www.constructif.fr/bibliotheque/2026-3/y-a-t-il-encore-une-ruralite.html?item_id=7992
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